Aux heures d'humilité

Lorsque je m'assied et me connecte à mes guides, à ces forces lumineuses spécifiques auxquelles je demande alliance avant de travailler, je suis calmement posé, sur un zafu généralement, et prends attention à ma respiration. J'entre en résonnance et c'est délicieux. Les directions, il y en a sept principales, s'installent au cœur de chaque cellule du corps qui est là. Je suis conscient et je répète un exercice générateur d'acuité, d'autonomie. Une présence irradiante et lumineuse est là et cette joie impassible transfigure mon visage. Je suis au service de qui je suis aujourd'hui. J'ai en réalité l'opportunité de l'être parce que je m'en offre la chance dans cette belle présence que j'autorise, avec ma respiration ou plutot dirais-je la respiration.

Quelqu'un va venir aujourd'hui dans cet espace que j'appelle "cabinet de la mue" et qui est destiné à ce rite exclusivement, comme dans les églises ou dans une chapelle, ou sur un certain chemin, près d'un arbre, sur un lieu de sacre où l'âme a l'autorisation d'agir. Une personne en chemin, une âme, donc, prête à faire un petit pas vers elle-même s'est donné rendez-vous ici. Quelle chance. Pour elle et pour moi j'entend. A deux nous allons communier nos forces, nos présences, nos consciences afin d'augmenter l'infini mouvement qui en réalité est déjà là - chez tous les deux bien sûr. Ainsi donc à nous deux nous allons créer une meilleure version de ce qu'est le vivant qui nous meut, juste là maintenant, pendant cette petite heure et demi. Et bien sûr nous repartons chez nous avec une autre densité. J'appelle cela le poids de l'âme. La personne a mué, j'ai mué, le monde a mué. Nous sommes trois. Elle, moi et cette conscience qui s'est posée, qui s'est matérialisée. Nous avons dépassé la sempiternelle question de la dualité ou du conflit entre spiritualistes et matérialistes. La transformation est venue de l'intérieur, du milieu, du cœur assurément et, dans un sens comme dans l'autre, la ramification du vivant a eu lieu à l'endroit de la bouture entre les deux extrêmes, entre le 1 et le 2, s'extrayant du binaire et de l'ordinateur, entre ce moi et cet autre, pour donner naissance au vivant, au 3 et à l'humain, et à la création. L'eut main, "celui qui eut des mains", celui qui a reçu la prolongation du cœur et qui parce que quand il ouvre les bras et les mains devant lui à l'occasion - et celle-ci est toujours et sans cesse renouvelée - de mettre en œuvre toute la vibration de la Transformation pour ainsi concourir humblement à la prolongation du vivant.


Belle journée,

Rodolphe 21-11-21