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Brève de Mue #2

J’ai l’envie de vous partager des histoires qui nourrissent, l’envie de transmettre des connaissances et un certain vécu.

Par ces petites brèves intimes je choisi aussi d’ouvrir à certains points de vue, accompagner le grand champ de conscience qui s’augmente de façon formidable au fil de ce monde contemporain.

Je me servirai pour ce faire, de façon totalement anonyme pour ceux qui viennent me voir, des merveilleuses transformations vécues au Cabinet de la Mue.



Bienvenue

 

Cette seconde Brève sera celle de Noel.


Un de mes visiteurs voit les préparatifs familiaux pour Noel partir en vrille depuis d’innombrables années.  Travailler sur lui-même, discuter de cette problématique, prendre son mal en patience, avoir déjà la sagesse d’un quinquagénaire, être père de famille, tout cela n’y change rien.  Chaque année ça explose, on est pris par des vecteurs invisibles, les mots dépassent la pensée ; d’un côté comme de l’autre, on s’en veut et on est malheureux.

Nous cherchons, regardons ce que nous avons déjà décodé au cabinet précédemment, reprenons certains détails puis petit à petit émane ceci : mon visiteur se rappelle qu’il n’a pas vraiment été voulu par son père.

Sa mère à un peu forcé le destin lui a-t-elle toujours raconté…  Ce fait était clair à son esprit mais le vécu du père n’avait, lui, pas encore été nommé, en ce sens qu’à l’époque il eut préféré avorter, cette naissance étant trop précoce à son goût s’il voulait encore profiter de sa relation de couple. Une affaire assez courante somme toute.  Le corrélé étant qu’émanait une trace, celle d’un non consentement, d’une obligation, déception, regret, trahison à cet endroit… Trace ténue mais suffisante pour que l’enfant naissant l’incarne dans la chair.  50 ans plus tard il pouvait effectivement entendre, juste là dans le cabinet, une plainte lancinante, celle de ses parents partageant un déséquilibre confus, exprimé dans celui d’un relationnel problématique. 


Pour l’anecdote, nous sommes au cœur de ce que l’on appelle en transgénérationnel le projet sens (analyse systémique péri-natale de notre arrivée sur terre).


J’indique intuitivement mon souhait d’arrêter notre réflexion sur le ressenti que le père puisse « avoir eu la sensation d’être dépossédé d’un certain consentement ».  Le monsieur saute sur l’impression, d’autant plus tangible que ses souvenirs d’enfance foisonnent.  Je nomme que la maman s’est sans doute elle aussi vu impactée par le corrélé et que par soucis d’équité nous prévoirons un espace de travail ultérieur pour cela.

 

Il s’agit ici des impressions d’une personne.  Tout collatéral eut pu relever et retenir autre chose.  Cette relativité est un des grands principes du transgénérationnel en ce sens que chaque individu va transmettre et relater telle ou telle chose, à sa manière, que les autres personnes du clan ne vont pas toujours valider, trop occupés à transmettre ce pour quoi ils sont venus s’incarner, eux.


Je « goûte les placements de la constellation » et en effet, le père s’est coupé d’une partie de son choix d’être à cet endroit-là.  Je ressens « sur les cartes » que la maman reste au fort d’un choix assumé, celui d’avoir donné la vie, et que c’était la chose importante à retenir – puisque tout de même, ils s’aimaient 😊.   Mon visiteur, marqué par ce champ historique familial invisible mais latent, enregistre clairement une part de la blessure de son père, par primo-filiation au genre - emportant malgré lui une sensation de trahison calquée sur sa propre venue sur terre.


Or notre monsieur trébuche historiquement à Noël, le jour représentatif de la naissance.  Sous un certain point de vue donc, un père a été dépossédé de son consentement, de son choix de donner la vie librement, de son choix de s’engager sur ce chemin de responsabilité, et clairement de son intégrité. Ce choc est inscrit en le fils.  Une mère a été jugée d’avoir provoqué une certaine chute chez le père et par voie de conséquence, par le genre encore, du fils. (Thème éminemment racinaire qu’est celui de la chute)


Il n’est pas question ici de bien ou de mal. Il est question d’une blessure chez un être humain, qui trouve sa source en plusieurs lieux, dont, semble-t-il ici une histoire de consentement, de don de vie, de célébration.

Noël fait partie des célébrations majeures de la naissance… Pour une naissance idéale à tout le moins où deux personnes décident d’un commun accord de s’allier pour donner la vie, co-créatives, consentantes et engagées.  


La trace invisible et non-consciente de notre visiteur sonne chaque fois, pour lui, le rappel de la brisure que nous relevons ici.  Trahison, unilatéralité, non-consentement et avortement.  Le fait que d’autres réalités et d’autres points de vue existent ne changera rien pour cet espace intime en souffrance.  La personne aura besoin de rendre ces choses qui ne lui appartiennent pas.  Et pour cela il lui faut commencer par « mettre en lumière ». Circoncire le sujet qui fâche, trouver sa provenance pour ensuite demander diverses autorisations et rendre si c’est possible, s’incliner s’il le peut et enfin, avec une belle vitalité réapparaissant, se (re)tourner vers une nouvelle vie.


Notre monsieur s’incline avec moi dans le cabinet.  Il s’incline devant toutes les spécificités que nous avons nommé ci-avant. Une grande libération se met en mouvement et nous respirons tout d’un coup beaucoup mieux. Nous reçevons la présence d'un moment tout simplement divin.    

Mais quelque chose de nouveau émerge pourtant car il prend conscience que « Le sauvetage de l’enfant par la maman (pour qu’il ait droit à la vie) a en réalité créé en lui une déloyauté à son genre, eu égard à la trahison initiale, l’obligeant, malgré lui, au rééquilibrage ».   Nous écoutons… Et visualisons les quelques solutions s’étant de son passé ouvertes à lui : a/ « punir » sa maman et pour y arriver, faire payer d’une manière ou d’une autres d’autres femmes.  b/ Se saboter, s’avorter, se tuer symboliquement, par loyauté à papa… 


Nous comprenons, ressentons au beau milieu de ce système, à quel point le triangle dramatique initial jugulant, donnait vie à la blessure en question.

Dieu que ce processus est ancestral.  


La célébration de Noël demande et engendre le pardon, le recueillement, l’acceptation – ouvrant à une autre voie, celle de l’amour.   Voici l’histoire d’un enfant qui portant « la blessure des ancêtres par le biais de ses parents », voyait sa vie sombrer dans de petits avortements successifs nourri par une révolte tournée vers ses origines.  Vrai, faux, démontrable ? Est-ce la question ? Notre visiteur a tenu pour vrai cette affirmation au point que sa vie entière en fut bouleversée sur plusieurs plans !  C’est cela que j’accueille avec mon visiteur dans le sacré de l’instant au sein du cabinet.  C’est cette maïeutique canalisée par la grâce qui nous offre l’accouchement d’une nouvelle appropriation de notre rapport au monde.


Forts d’un rituel adéquat nous ouvrons un nouveau regard sur le système et observons avec incrédulité qu’en fait déjà plus haut, toute une série d’indications que nous n’avions pas encore relevées, faisaient référence à l’idée de Noel et de la naissance, comme si depuis des générations l’arbre tout entier s’était passé le mot pour dire que c’était un sujet vraiment important à traiter par les descendants !


Noël est avant tout la célébration de l’amour.   Le pardon étant une clef royale pour y entrer.  En transgénérationnel on considère que les évènements reviennent se nommer à des dates précises, à des moments identifiables. Pourquoi ? Afin de permettre aux descendants du système de se souvenir et éventuellement d’évoluer 😊.

 

Nous eûmes sur cette ambiance peut-être aussi pu poser les questions suivantes au système :

« La naissance est-elle célébrée avec l’énergie de la mort ou de la vie dans notre famille ? ».

« Pour moi, pour nous : que vient rappeler la naissance d’un enfant ? ».

« Notre famille est-elle basée sur le respect des différences, des rythmes, du besoin de l’autre ? ».

« Comment co-créons-nous dans notre système ? Comment suis-je capable de cocréation dans ma vie professionnelle, familiale, de couple ? ».

« Quel est le problème avec l’idée de naître ou de naître à soi ? Est-ce autorisé ? ».

« Comment vivre le consentement ? ».

« Comment exister sans imposer ses idées ? ».

 

N'est-ce pas passionnant ?

Je vous donne rendez-vous au Cabinet de la Mue pour découvrir ensemble vos histoires cachées ainsi que les lieux de leurs transformations vertueuses.

 

Rodolphe

Ohain le 14/12/24

 

Brèves de Mue

De ces partages de connaissances relatant les mouvements d’âme accueillis au Cabinet de la Mue.



 

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